“L’engagement” ou “Involvement” en anglais fut la thématique du quatrième et dernier séminaire d’OpportuNEETies, le partenariat stratégique regroupant des associations française, allemande, italienne et espagnole. Ce rassemblement a eu pour but de donner aux travailleurs de jeunesse les informations et les outils nécessaires à la promotion et à la création de projets de mobilité européenne pour les jeunes avec moins d’opportunités, notamment les jeunes en situation de handicap.

C’est ainsi que douze participants de six pays différents (Allemagne, Italie, Espagne, Pologne, Bulgarie et France) se sont rencontrés à Montpellier du 5 au 10 Mars 2018. Basée à la Paillade, un quartier populaire de Montpellier, l’association i.PEICC souhaite offrir l’opportunité à des jeunes avec moins d’opportunités d’accéder aux programmes de mobilité européenne, notamment via les différents axes que propose l’association comme son secteur jeunesse ou son tiers lieu culturel et artistique. C’est dans cet objectif qu’i.PEICC a voulu partager son expertise en gestion et création de projets européens avec ses partenaires.

 

Le séminaire a donc commencé par une présentation générale des participants et des associations présentes avec notamment un atelier artistique consistant à confectionner un collage et un jeu de photo-langage permettant à chacun d’exprimer sa vision de la notion d’engagement. L’après-midi une présentation générale de la conception de l’engagement pour i.PEICC a été faite par Evelyne, directrice de l’association. Ensuite, c’est Tatiana, animatrice du secteur artistique et culturel de l’association, qui a pris la parole pour décrire les activités qu’elle mène et les méthodologies qu’elle utilise. Ces différentes interventions, traduites par Jean-Philippe, professeur de FLE nous ayant suivi durant l’ensemble du séminaire, avaient surtout pour but de montrer la transversalité des pôles d’interventions d’i.PEICC et la nécessité de consensus entre les institutions, le public et les acteurs associatifs.

Une immersion dans la région du Gard a été effectuée le lendemain avec notamment la visite de centres sportifs adaptés aux personnes en situation de handicap avec un centre d’escrime pour déficients visuels à Bouillargues dans la matinée et un club de football adapté aux personnes souffrant de handicaps moteurs, jouant donc à l’aide de fauteuils électriques spécialisés, à Tavel l’après-midi. L’intervention de professionnels et les explications concernant les divers projets menés par ces organismes (notamment des projets de mobilité européenne dans le cas du centre d’escrime) ont permis d’éclairer de nombreux participants et d’effacer les idées reçues liées à la gestion de projets avec un public handicapé. La notion d’engagement a ainsi pu être traitée sous cet angle. Le lendemain, à Nîmes, la notion d’engagement a été abordée à travers le dispositif du service civique, un dispositif propre à la France mais qui existe sous des formes un peu différentes dans les pays partenaires. Nous avons ensuite rendu visite à l’association Da Storm, spécialisée dans la culture urbaine (rap, graffiti, hip-hop, beatbox…), qui propose des ateliers et crée des événements, notamment en direction des jeunes avec moins d’opportunités. L’ensemble des participants du séminaire a pu s’essayer à la réalisation d’un graffiti et découvrir de nouvelles méthodes d’intégration de publics larges au sein de leurs différents projets.



En fin de semaine, les participants du séminaire ont cette fois pu en apprendre davantage sur le pôle jeunesse d’i.PEICC, en compagnie d’Idriss, qui effectue un travail de médiation auprès des jeunes du quartier et qui a présenté différentes méthodes qu’il utilise au quotidien ; des jeux de coopération ont notamment pu être testés et assimilés par les participants. Un point de vue plus théorique mais néanmoins essentiel a enfin été abordé par Gaëlle, chargée de projets dans le pôle des échanges internationaux, abordant là les complexités techniques pour créer un projet européen et répondant ainsi concrètement à la vaste question « Comment créer et gérer un projet européen, notamment en direction des NEETs ? ».

Ayant déjà pu visiter une partie de la ville et s’étant acclimaté les différents soirs de la semaine à la vie montpelliéraine, les participants ont pu consacrer le dernier jour du séminaire à la finalisation d’un travail débuté mercredi soir : la création de futurs projets communs, avec notamment une formation à destination des travailleurs jeunesse novices en matière de projets européens et un échange de jeunes. Les participants ont ensuite été conviés à participer à une évaluation globale du séminaire ainsi qu’à la visite de la ville.